Le Projet des gites de Larros est implanté sur l’un des sept ports de Gujan-Mestras, le port de Larros.

Activités sur les ports

Ancestralement, il s’agit d’un port dynamique aux activités maritimes mixtes. C’est ainsi qu’on y trouvait des pinasses au mouillage servant à la pêche à la sardine, au filet dans les chenaux, à la drague des huîtres dans les chenaux, à la traîne (ou senne) dans le Bassin et sur la côte, la pêche au palet, au calicot, à la foëne, aux oiseaux marins, des crevettes et au ramassage des huitres et autres coquillages.

Darse principale du port de larros -Pinassottes et pinasses à voile

La côte était propice à la pêche à pied : mollusques, coquillages  (bigorneaux, palourdes…) et salicorne.

Sur les ports, d’autres activités telles que les conserveries, des chantiers navals étaient implantées. Aujourd’hui nombreuses sont les activités qui ont disparues.

La plaisance et le loisir ne datent pas d’hier

Appareils de gymnastique – Gujan-Mestras

« A lire Oscar Dejean,  ne peut-on pas imaginer que, de 1810 à 1814, des négociants et armateurs de Bordeaux ont su joindre l’utile à l’agréable sur le territoire de la future commune d’Arcachon ?

« … vers les derniers années de l’empire, quelques riches familles bordelaises vinrent, pendant plusieurs étés consécutifs, prendre des bains de mer à Arcachon : elles s’établirent, soit à l’ermitage inhabitée de la chapelle, soit dans des cabanes de pêcheurs ou de résiniers,  soit enfin dans les deux postes de douanes récemment créés au Moueng et au Pilat ».

Ce témoignage trop souvent ignoré est capital à plus d’un titre. Il prouve que le résinier Duprat-Bireban, s’il est le premier à louer sa cabane mais pas le précurseur unique que présentent de nombreux auteurs puisque les pêcheurs et d’autres résiniers (…) se mettent de la partie pour héberger une nouvelle clientèle, tournée vers les bienfaits de la mer plutôt qu’intéressée par les produits de la forêt »

Extrait de  p.15-16 – La ruée vers l’Or Bleu – Michel Boyé

Les baigneurs de la Hume

La mode des bains de mer – un loisir qui ne date pas d’hier

« La forêt était peuplée de cerfs et de sangliers, de riches jeunes gens enfourchaient leurs chevaux, après trois ou quatre jours de fatigue, arrivaient à travers landes et sables, sur cette plage déserte, et se reposaient sous les cabanes de pêcheurs et, bientôt après, le son du cor réveillait ses lointaines solitudes. Monsieur François Legallais père, Chasseur émérite, eut pitié de ses confrères en St-Hubert : il fit bâtir la première maison d’Arcachon sur la plage d’Eyrac.»

p.20-21  La ruée vers l’Or Bleu – Michel Boyé

La passerelle des bains de mer à Gujan Mestras
Un long voyage pour un territoire qui interpellait…

« Désormais hôtelier, et sans pour autant négliger son activité de négoce de résines, Francois Legallais  s’attache à développer l’attractivité de son établissement d’un accès pour le moins difficile sur un chemin peu engageant (…).  Le récit que Pierre Bernadau (dit le Grincheux de Bordeaux) fait, un an avant l’ouverture du Bel Air, de son voyage de Bordeaux à La Teste du 8 au 10 aout 1822 et ainsi résumé : «je viens de faire un petit voyage la teste, Dont le pays mérite singulièrement d’être observé. Son sel, ses productions et  les mœurs de ses habitants offrent une ample matière aux pinceaux de Sterne et de Saussure. On a pas fait trois lieues dans nos Landes qu’on dirait être transporté dans les déserts de l’Afrique… » .

p.22 – La ruée vers l’Or Bleu – Michel Boyé

… ne faisait pas l’unanimité !

Retenons que  pour Bernadau, le pays qu’il découvre alors est «une fatigante solitude», «d’une belle laideur», que «l’endroit le plus laid des Landes, et par conséquent ; de toute la France est à Argentière», que Mestras est «L’Elysée des Landes (car) il y a une boucherie, plusieurs cabarets et une salle de danse»,  que La Teste est «un amas d’environ deux cent maisons isolées entre elles éparpillées sans ordre, sur une vingtaine de sentiers raboteux» ; pourtant, alors qu’on y «court le risque de mourir de faim et d’ennui», Bernadau remarque que l’on vient de loin sur le bord du bassin «pour les bains de mer que la medecine vient de mettre à la mode et qui plaisent surtout aux femmes affectées de vapeur».

p.23 – La ruée vers l’Or Bleu – Michel Boyé


Notre projet vise un retour aux modes de tourisme d’antan basé sur la rencontre, le lien et l’immersion au sein de la vie locale.

Source photographique : https://www.marinellebaladesphotos.fr
Cartes postales anciennes : delcampe.net
Couverture : Plan des Ports de Gujan Mestras en 1937 dessiné par E. Lapeyre

Informations : https://bernadau.wordpress.com
Ouvrage : La ruée vers l’Or Bleu – 1823 – 1836 – 1859 – Michel Boyé – Ed. 2017 par Présence Graphique – Monts