Philosophie & Origine du Projet

Il y a voilà 10 ans nous avons eu l’opportunité d’acquérir sur le port de Larros des parcelles à cheval sur le domaine maritime et privé sur lesquelles étaient antérieurement implantées plusieurs exploitations ostréicoles. Notre candidature à ce projet fût soutenue par le Président de l’ASCOL de l’époque qui ne souhaitait pas voir une opération de promotion immobilière initiée par un promoteur connu à Gujan-Mestras mais plutôt une famille localement implantée, dans l’esprit du terroir.

Des familles connues Ducourau, Druart et autres utilisaient déjà à cet endroit le plan d’eau d’une qualité incomparable pour affiner leurs huîtres.

A cette époque, il existait trois cabanes dont une sur deux niveaux partant du restaurant les pavois pour aboutir jusqu’à l’écluse assiette de notre projet de gîtes.
Par suite de plusieurs incendies ces cabanes ont été détruites pour laisser place à un no man’s land de restes de dalles et surtout de parking informel à ce jour non traité pour ce type d’utilisation.

Le projet que nous mettons en œuvre est édifié strictement à l’emplacement de ces constructions en domaine privé avec la volonté d’améliorer la qualité du site.

L’obtention du droit de reconstruire sur ces parcelles a été très longue à mettre en œuvre, compte tenu de la sensibilité du site, et seule la ténacité et l’envie de redonner à l’endroit sa vraie vie ont permis d’obtenir toutes les autorisations nécessaires.  Notre démarche s’inscrit dans une volonté ancrée profondément de protection environnementale, d’écologie et d’échanges humains, qui forment à eux trois la colonne vertébrale de ce projet.

Un des associés initiateur du projet est né sur le bassin, ses arrières grands parents, grands parents et père reposent calmement au cimetière de Gujan-Mestras. Il est fortement empreint de la culture locale et animé par un désir sincère de respect de la nature, et des personnes vivant et travaillant dans cet espace magnifique. Il est également associé et soutien d’une entreprise ostréicole qui pompe son eau de travail dans le bassin de l’Ascol, et par voie de conséquence particulièrement sensible au maintien d’une qualité de l’eau nécessaire pour ce type d’activité.

Le projet qui doit voir le jour incessamment n’exploite pas la totalité des droits à construire et a été réduit de plus d’un tiers pour ne pas venir briser l’harmonie ancestrale des constructions bordant l’ascol. Dans sa phase finale, bien qu’en première ligne il ne coupe pas l’accès visuel d’une grande partie des occupants du bassin, et le premier thème imposé à l’architecte était de recréer un village ostréicole comme s’il avait toujours été là. Les contraintes techniques et réglementaires nous ont contraint à concentrer la construction sur la partie orientale du site, en gardant volontairement des percées visuelles dans l’architecture pour éviter d’en faire un bloc digne des constructions des années 80. Ainsi deux logements n’ont  pas été initiés volontairement, sur la partie haute permettant de faire varier les toitures et éviter l’aspect uniforme d’une construction d’un autre temps.

D’un point de vue écologique, il a été imposé à l’exploitant futur un certain nombre de contraintes d’ordre pédagogique et matériels. L’exploitant étant une société gérée par la fille née sur le bassin, de l’un des associés, la sarl des douze de Larros. Au fil de ces pages, vous pourrez découvrir l’avancée de ce projet, les obstacles auxquels il est confronté et les solutions y apportées, toujours dans le respect de la nature, du site et surtout des hommes qui le partagent, de l’ostréiculteur au restaurateur, de l’habitant au touriste de passage, jusqu’au piéton arpentant le sentier du littoral.  Nous tenions d’ailleurs à préciser que si réglementairement le stationnement des véhicules étaient imposés pour toute construction récente, nous aurions en notre for intérieur souhaité qu’à partir d’un certain point seuls les véhicules des professionnels ne puissent circuler sur le port. Nous avons compris qu’un port a une vocation économique et que cela n’est pas possible, juste une utopie.

En 1903, l’Etablissement de Bains et sa passerelle au Port de Gujan (ex Port de la Passerelle) – Source : www.marinellebaladesphotos.fr